Organiser les repas en navigation, c'est souvent une galère
Quand on prépare une croisière, on pense à la météo, aux escales, aux quarts, à la sécurité et à l'itinéraire. Mais il y a un sujet qui finit toujours par revenir : qu'est-ce qu'on va manger ?
Sur un voilier, nourrir un équipage de six, huit ou dix personnes pendant une semaine peut rapidement devenir un casse-tête.
Il faut prévoir suffisamment de nourriture, respecter les habitudes alimentaires de chacun, gérer un espace de stockage limité et éviter de passer des heures à cuisiner après une journée de navigation.
Et contrairement à la maison, quand il manque un ingrédient au milieu du golfe de Gascogne, impossible de passer au supermarché.
C'est précisément pour simplifier cette organisation que j'ai créé Kigumi.
Le problème : organiser les repas de tout un équipage
Sur une croisière, la préparation des repas commence bien avant de larguer les amarres.
Il faut répondre à plusieurs questions :
- Quels repas préparer pendant le séjour ?
- Qui est végétarien, allergique ou intolérant à certains aliments ?
- Quelles recettes sont adaptées à la cuisine d'un voilier ?
- Quelles quantités faut-il acheter pour tout l'équipage ?
- Comment éviter les oublis et le gaspillage ?
- Comment adapter les menus lorsqu'une navigation dure plus longtemps que prévu ?
En général, on finit avec un tableau Excel, des discussions WhatsApp, une liste de courses partagée et beaucoup d'improvisation.
Ça fonctionne, mais ça demande énormément d'énergie, surtout quand on organise régulièrement des croisières ou des stages de voile.
Kigumi : préparer les repas ensemble, avant de partir
L'idée de Kigumi est simple : centraliser l'organisation des repas pour que tout l'équipage puisse y participer.
Plutôt que de laisser une seule personne gérer les menus, les contraintes alimentaires et les courses, Kigumi permet de préparer collectivement les repas d'un séjour.
1. Un planning des repas pour toute la croisière
On commence par créer un séjour et organiser les repas des différents jours.
Petit-déjeuner, déjeuner, dîner : chacun peut savoir ce qui est prévu et anticiper la préparation.
L'intérêt est aussi de pouvoir adapter les menus à la réalité de la navigation.
Un déjeuner rapide lors d'une traversée, un plat facile à réchauffer après un quart de nuit ou un dîner un peu plus élaboré au mouillage : tous les repas n'ont pas les mêmes contraintes.
2. Prendre en compte les contraintes alimentaires
C'est probablement l'un des sujets les plus pénibles à gérer dans un équipage.
Entre les allergies, les intolérances, les végétariens et les préférences individuelles, trouver des recettes adaptées à tout le monde devient rapidement compliqué.
Kigumi permet de prendre en compte les préférences alimentaires des participants, d'identifier les incompatibilités avec les recettes et d'envisager des substitutions d'ingrédients.
L'objectif n'est pas de faire préparer plusieurs repas différents, mais de trouver des solutions communes chaque fois que c'est possible.
Pour les allergies, une vérification des ingrédients et des contaminations croisées reste évidemment indispensable.
3. Préparer l'avitaillement sans repartir de zéro
Une fois les menus définis, on sait beaucoup mieux ce qu'il faut embarquer.
Au lieu d'acheter des provisions au hasard en espérant qu'elles suffiront, on peut préparer l'avitaillement à partir des recettes et des besoins du séjour.
C'est particulièrement utile en voilier, où chaque placard compte et où la capacité des réfrigérateurs est limitée.
On peut également réfléchir à l'ordre des repas : consommer les produits frais au début, conserver les aliments longue durée pour les derniers jours et garder quelques repas de secours.
Moins d'improvisation, moins d'oublis et moins de nourriture inutile à bord.
4. Impliquer l'équipage dans les décisions
La préparation des repas ne devrait pas être la responsabilité exclusive du skipper ou de la personne qui organise le séjour.
Avec Kigumi, les participants peuvent contribuer au choix des recettes et exprimer leurs préférences.
C'est une manière simple d'impliquer tout le monde avant le départ, plutôt que de découvrir au premier dîner que la moitié de l'équipage n'aime pas ce qui a été prévu.
Et lorsqu'on navigue en groupe, cette préparation collective fait déjà partie de la vie d'équipage.
Un exemple concret : une semaine de croisière à huit
Imaginons une semaine de navigation en Bretagne avec huit équipiers.
Avant le départ, il faut organiser sept jours de repas. Parmi les participants, certains ont des restrictions alimentaires, d'autres ne mangent pas de viande, et tout le monde n'a pas les mêmes envies.
Sans organisation, cela se termine généralement par une grosse session de courses au départ, suivie de discussions quotidiennes pour décider du dîner.
Avec Kigumi, on peut préparer le séjour en amont :
- Créer la croisière et réunir les participants.
- Recueillir les préférences et restrictions alimentaires.
- Sélectionner les recettes adaptées à l'équipage.
- Répartir les repas dans le planning.
- Préparer l'avitaillement en fonction des menus retenus.
Une fois à bord, il reste évidemment les imprévus de la navigation. Mais au moins, la question des repas ne repart pas de zéro chaque jour.
Parce qu'en mer, on a mieux à faire que de gérer des tableaux Excel
Kigumi ne va pas cuisiner à votre place, faire disparaître la vaisselle ou empêcher une casserole de se renverser au près.
Et il ne remplace pas les bonnes pratiques d'avitaillement, notamment la nécessité d'embarquer des réserves supplémentaires pour faire face aux imprévus.
En revanche, il permet de retirer une bonne partie de la charge mentale qui accompagne l'organisation des repas collectifs.
Et c'est exactement ce que je recherchais.
Je voulais un outil qui permette de préparer les repas d'une croisière sans multiplier les fichiers, les messages et les discussions interminables.
Parce qu'une fois en mer, j'ai surtout envie de naviguer, pas de me demander ce qu'on va manger ce soir. et ça c'est plus simple avec 110 recettes disponibles.